Vendredi 22 juillet 2011
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Editions Robert Laffont - 234 pages
Littérature américaine
Lassée des inventions journalistiques et des potins de chroniqueurs, révoltée par tout ce que l'on avait pu écrire de faux sur elle, Marilyn
Monroe entreprit de rédiger son autobiographie. Avec l'aide de quelques amis écrivain et scénaristes, elle travailla de longues heures dans son bungalow du Beverley Hills Hotel de
Hollywood.
Si pour des raisons personnelles, elle ne poursuivit pas le récit initié, elle en confia le texte inachevé à son ami de toujours le
photographe Milton Greene qu'elle avait associé à ses affaires.
Voici donc la voix douce et fragile de Marilyn, le double lumineux de la petite Norma Jean que la gloire et la popularité de sa jumelle
n'ont jamais su réchauffer.
Loin de la sensuelle icône qui a construit la carrière de Marilyn Monroe, sa plume, aux nuances sincères, trouble et fascine
ici par la vulnérabilité de ses mots. Fragile conteuse de sa propre existence, elle met en lumière celle qui est à l'origine du mythe Monroe : Norma Jean. Petite orpheline longtemps
abandonnée, en éternelle quête d'amour et d'un regard bienveillant, elle raconte ses débuts, sa recherche de soi, d'un travail pour subvenir à ses maigres besoins et sa quête de
légitimité dans une peau trop grande et trop sensuelle pour elle. Un désir d'appartenir à un public qui l'a construite à l'image de ses attentes...
Marilyn Monroe nous étonne une fois de plus ici par la candeur de ses mots, la douceur de son personnage et l'éternelle recherche de
tendresse qui a alimenté toute sa vie...
Puisqu'elle n'a jamais cessé d'être la petite Norma Jean, perdue et tremblante dans un monde trop grand pour elle, ce livre devient un
brillant hommage à la femme mais également à la petite fille qu'elle était. Un roman touchant et fragile à son image, mystique et candide... magique.
"Mais quelque chose m'empêchait de revenir au monde de Norma Jean. Ça n'était ni l'ambition ni le désir de devenir riche ou célèbre. Je ne
sentais pas au fond de moi un talent qui ne demandait qu'à s'épanouir. Je ne me trouvais même pas belle ou particulièrement séduisante. Mais il y avait en moi une sorte de folie qui ne voulait
pas céder. Elle ne cessait de me harceler, non pas sous forme de mots mais de couleurs, - pourpre et or, blanc lumineux, vert et bleu... Les couleurs dont je rêvais dans mon enfance lorsque
j'essayais d'échapper au monde morne et sans amour où vivait Norma Jean, la petite esclave orpheline.
Ce monde-là, je le fuyais toujours, mais il continuait à m'environner."
Voici ma toute première participation au challenge "Marilyn Monroe" initié par George.