Détruire dit-elle de Marguerite Duras
Editions de Minuit - 140 pages
Littérature française
Dans un hôtel à l'orée d'un bois, trois clients qui ne se connaissent pas se regardent silencieux et solitaires : Elisabeth Alione, Max Thor
et Stein.
Graves et mystérieux, ils vont progressivement échanger leur vision de l'endroit, de la vie, des relations humaines et de la
mort...
Original et surprenant, ce petit recueil rédigé comme une pièce de théâtre, l'est certainement. Prisonnier entre la forme
littéraire et son aspect théâtral, il ne ressemble à rien de connu. Entraînant simplement le lecteur curieux dans un monde qui lui échappe, celui du repos, de l'attente et de la
solitude, il conserve comme toile de fond la destruction de soi, des autres et de la vie elle-même. Intéressant pour son aspect innovant.
"Soleil. Septième jour.
La voici encore, près du tennis, sur une chaise longue blanche. Il y a d'autres chaises blanches vides pour la plupart, vides, naufragées
face à face, en cercles, seules.
C'est après la sieste qu'il la perd de vue.
Du balcon, il la regarde. Elle dort. Elle est grande, ainsi morte, légèrement cassée à la charnière des reins. Elle est mince,
maigre.
Le tennis est désert à cette heure-là. On n'a pas le droit d'en faire pendant la sieste. Il reprend vers quatre heures, jusqu'au
crépuscule."
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Annie 11/03/2011
My little discoveries 11/03/2011