Editions J'ai Lu - 480 pages
Littérature américaine
Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu'en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le duc Eddard Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s'est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L'heure est grave, d'autant qu'au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d'étranges créatures rôdent...
Quatrième de couverture
Sombre et captivant, le trône de fer met en scène la passion du pouvoir et les jeux de cours dans un univers médiéval fantasy où se côtoient trahison, mensonge et corruption... des armes efficaces pour un premier tome réussi dans lequel George RR Martin construit une intrigue fine autour d'un monde savamment imaginé, où la superstition côtoie le fantastique.
Une écriture dynamique qui met pleinement en valeur des personnages forts au caractère marqué et aux idéaux divergents.
Une première approche de l'univers de George RR Martin concluante. Une expérience à renouveler !
"Robert le regarda. "Je crois que oui. Mais, dans ce cas tu es bien le seul, mon vieux." Il se mit à sourire. "Lord Eddard Stark, je souhaiterais vous faire Main du Roi."
Ned mit un genou en terre. La proposition ne le surprenait pas. Dans quel autre but Robert eût-il entrepris un si long voyage ? La Main du Roi occupait la deuxième place dans la hiérarchie des Sept Couronnes. Elle parlait de la même voix que le roi, préparait les lois du roi. Elle allait parfois jusqu'à occuper le Trône de Fer, lorsque, malade, absent ou indisponible, le souverain devait renoncer à dispenser la justice en personne. Ainsi Ned se voyait-il offrir des responsabilités aussi étendues que le royaume lui-même.
Seulement, c'était la dernière des choses au monde qu'il ambitionnât.
"Que votre Majesté me pardonne, s'excusa-t-il, je ne suis pas digne de cet honneur."
Robert émit un grognement d'impatience badin : "Si j'avais simplement l'intention de te mettre à l'honneur, j'accepterais que tu te défiles. (...) Tu connais le dicton sur le roi et sa Main ?
- Ce que le roi rêve, la Main l'édifie."






