Le chuchoteur de Donato Carrisi

Editions Calmann-Lévy - 438 pages
Littérature italienne
Dans une clairière, cinq petites fosses creusées. Dans chacune d'elle, le bras gauche d'une fillette disparue.
Depuis le début de leur enquête sur le rapt des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d'agents spéciaux ont le sentiment d'être manipulés. Chaque découverte macabre les mène à des assassins différents, à des lieux diversifiés. La découverte d'un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, convainc les enquêteurs d'appeler en renfort l'agent Mila Vasquez, experte des affaires d'enlèvement.
Dans le huis clos d'un appartement transformé en QG, Gavila et ses hommes vont élaborer une nouvelle théorie, à laquelle nul ne croit : imaginer que tous les meurtres sont liés et demeurent le fruit d'un seul et même coupable qui se trouve ailleurs...
MON AVIS :
Avec une habileté toujours renouvelée, Donato Carrisi dresse ici le portrait d'un énigmatique meurtrier d'enfants. A la fois riche et documenté, cet ouvrage jouit d'une construction remarquable et de personnages forts et charismatiques. Un thriller aussi captivant qu'original, grâce à une histoire complexe et recherchée.
L'écriture de Donato Carrisi se veut incisive et précise, développant une psychologie des personnages poussée et une ambiance intéressante. Une histoire prenante pour un thriller captivant malgré une fin qui aurait mérité d'être plus recherchée...
Vous pensez que cela a un sens ? reprit Goran en les regardant, cette fois-ci. Eh bien, oui... Cinq bras enterrés. Des morceaux. Sans corps. Si nous le décidons, personne ne verra de cruauté dans tout cela. Sans les visages, pas d'individus, pas de personnes. Nous devons seulement nous demander où sont ces fillettes. Parce qu'elles ne sont pas là, dans ces trous. Nous ne pouvons pas les regarder dans les yeux. Nous ne pouvons pas percevoir qu'elles sont comme nous. En réalité, il n'y a rien d'humain dans tout cela. Ce ne sont que des morceaux... Pas de compassion. Il ne nous y a pas autorisés. Il ne nous a laissé que la peur.
