Le passage de Justin Cronin

Editions Robert Laffont - 968 pages
Littérature américaine
Tennessee - 2010. Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un étrange mal... Au Texas, deux agents du FBI persuadent plusieurs condamnés à mort de participer à une expérience médicale inédite... mais rien ne se passe comme prévu quand les participants du projet mutent et développent une force extraordinaire. Pour contrer cette tendance, les scientifiques demandent à ce que l'expérience soit pratiquée sur un enfant. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever Amy, une petite fille de six ans placée dans un couvent...
États-Unis - Un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l'attaque des viruls, mutants qui ont désormais envahis la surface de la terre. Quand une Marcheuse, survivante de l'Ancien Temps, apparaît à leur porte, c'est un vent d'espoir et de désorganisation qui envahit la communauté. Une vie hors les murs semble possible malgré la présence des viruls... mais comment les garder à distance ?
MON AVIS :
Étonnante plongée dans les profondeurs d'un monde apocalyptique, Le passage révèle une plume habile et efficace malgré un thème connu des amateurs du genre. Une initiation intéressante pour un livre rythmé qui révèle une grande quantité de personnages à la psychologie intéressante bien que parfois approximative. Un univers habillement reconstitué où se côtoient la curiosité et la crainte, l'amitié et le danger. Une belle découverte que je partage avec George, Valentine, Evylisangel, Miss Bouquinaix et Angelebb dans le cadre d'une lecture commune pour ma part très appréciée.
Il ferma étroitement les paupières et s'obligea à une parfaite immobilité, attendant le bruit de la trappe arrachée de ses charnières. Son fusil était par terre, à côté de lui. Il pourrait tirer un coup ou deux, pas davantage.
Les secondes s’égrenèrent. D'autres tremblements au-dessus, la respiration âpre, frénétique, des viruls qui avaient flairé l'homme. Senti le sang dans l'air. Mais il y avait quelque chose d'inhabituel ; il percevait leur incertitude. La fille était plaquée sur lui. Le protégeant, lui faisant un bouclier de son corps. Au-dessus, le silence. Les viruls étaient-ils partis ? Une minute passa, puis une autre. Il cessa de s'interroger au sujet des viruls pour se demander ce que la fille allait faire. Enfin, elle descendit de son dos. Il se mit à genoux. Leurs deux visages n'étaient séparés que de quelques centimètres. La douce courbe de sa joue était enfantine, mais pas ses yeux, pas du tout, même.
