Le peintre d'éventail de Hubert Haddad
Editions Zulma - 188 pages
Littérature turque/française
C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde.
Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de dame Hison dont Matabei apprend peu à peu à connaitre les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l'auberge, se déploie un jardin hors du temps. insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. il devient le disciple dévoué de maître Osaki.
Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du zen - en attendant d'autres bouleversements...
MON AVIS :
A travers une plume sophistiquée et des paysages savamment décrits, Hubert Haddad nous entraîne en territoire nippon. Une découverte que j'espérais poétique mais qui s'avère au final souvent verbeuse. Une complexité d'écriture qui, à l'inverse de la bienveillante simplicité nippone, construit des personnages souvent creux et peu attachants. Un rendez-vous manqué avec ce livre qui aurait pu charmer le lecteur par son utilisation des tragédies de Kobe et de Fukushima mais qui ne parvient jamais à se départir d'une écriture pesante et d'arguments littéraires attendus...
Trempée de rosée
dans les parfums de cent fleurs -
tu t'éveilleras
Enjo aurait très bien pu s'appeler Osué, au fond des temps amers. Mais il ne voulait rien oublier. Comme les éventails d'Osaki, tous ses souvenirs attendaient l'instant d'être dépliés d'un seul geste, dans le jardin des retrouvailles.
